Communiqué Table-ronde  « J’y vis, j’y vote », 12 ans après

Communiqué de presse

 « J’y vis, j’y vote », 12 ans après

12 ans après le vote de l’une des deux initiatives populaires « J’y vis, j’y vote », octroyant le droit de vote au niveau municipal aux résident-e-s étranger-e-s, quel bilan et quelles perspectives ?

Pour débattre de ce sujet, l’association non partisane «Droits politiques pour les résident-e-s à Genève», DPGE, réunit le comité d’action de l’époque à l’occasion d’une table-ronde :

Jeudi 16 novembre 18h30-20h30

Au Palais Eynard, rue de la Croix-Rouge 4, Genève

En présence des membres du comité d’action « J’y vis, j’y vote »:  Antonio Hodgers, Conseiller d’Etat, Sandrine Salerno, Conseillère administrative en Ville de Genève, Olivier Fiumelli, Louise Kasser Genecand, Carmelo Laganà, Jérôme Savary. Avec l’amicale participation de Matteo Gianni, professeur associé au Département de science politique et relations internationales de l’Université de Genève.

Tandis que la quasi-totalité des cantons romands (Neuchâtel, Vaud, Jura et Fribourg) ont avancé, Genève reste en retard par rapport à ses voisins. Les cantons du Jura et de Neuchâtel octroient le droit de vote au niveau cantonal. En outre, dans ces deux cantons, ainsi que ceux de Vaud et Fribourg, les personnes étrangères peuvent voter et être élues sur le plan communal. Genève est donc le canton romand le plus restrictif avec le Valais, alors qu’il se targue d’être « La » Cité internationale et est le canton avec la population étrangère la plus importante (près de 41%) de Romandie.

La votation du 24 avril 2005 était la cinquième tentative de vote sur ce sujet à Genève depuis 1993 1.

« En 2003, le comité unitaire, « J’y vis, j’y vote », créé autour d’Antonio Hodgers, député Vert, et de Pierre Maudet du Parti radical, lançait une campagne de signatures pour deux initiatives constitutionnelles parallèles, la première pour les droits politiques complets au niveau communal, la deuxième pour uniquement le droit de vote. En juillet, les deux fois 10’000 signatures nécessaires étaient recueillies. En 2005 lors du vote, tout en regrettant l’échec de la première initiative, le comité se réjouissait que « l’esprit de Genève, fait d’ouverture et de tolérance, souffle toujours sur notre cité… Les droits de voter, d’élire et de signer des initiatives et des referendums communaux représentent un formidable outil d’intégration car, d’une part, ils responsabilisent les citoyens étrangers sur les enjeux communaux et, d’autre part, incitent les partis politiques à mieux tenir compte des souhaits et des besoins de l’ensemble de la population résidente. De ce processus réciproque, la cohésion sociale en sortira renforcée. »

  (http://perso.nnx.com/marion/suisse76.htm)

Quel bilan de cette expérience 12 ans plus tard ? Quelles prochaines étapes à venir ? A quel horizon ? Est-il possible de relancer une telle démarche aujourd’hui?

Contacts:

Comité de DPGE : Dario Ciprut : 077 4141912 et Inès El Shikh: 078 823 74 81

Notes:

  1. Une erreur vénielle s’est glissée dans la reprise du texte cité, tiré de « La lettre de la citoyenneté » rapportant sur la votation de 2005. Il s’agit en fait de 1979 où une première initiative concernant la nomination de juges prud’hommes non nécessairement de nationalité suisse avait échoué. Depuis 1993 la tentative de JVJV était la première ou seconde du genre, si l’on inclut la votation de la loi constitutionnelle proposée par le CE et amendée par le GC, qui a échoué devant le peuple en mars 2001 (Note de la rédaction)

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